La mort subite du nourrisson est le décès brutal et inattendu d’un nourrisson âgé de moins de un an, apparemment en bonne santé, pendant son sommeil. Elle se produit le plus souvent entre 2 et 4 mois et touche plus les garçons que les filles.
A partir de 1990, l’incidence des MSN a fortement diminué, le slogan « Je dors sur le dos » a permis de passer de 1500 MSN par an à 350.
Des facteurs de risque se sont révélés les plus significatifs, par exemple :
- Tabagisme maternel supérieur à 10 cigarettes par jour et nourrisson dormant dans le lit de sa mère le jour de l’accident
Odds Ratio = 17,7 avec un intervalle de confiance ( 10,3 30,3 )
Les bébés qui dorment dans le lit de leur mère qui fume plus de 10 cigarettes par jour ont 17, 7 fois plus de risque de décéder de mort subite. j
- Position ventrale du nourrisson
OR = 13,1 avec un intervalle de confiance ( 8,51 20,2 )
- Jeune âge maternel
OR = 11 avec un intervalle de confiance ( 5,38 22,4 )
En 1999, le nombre de mort subite du nourrisson en France était de 300.
Une étude récente faite aux Etats-Unis montrerait que la mort subite du nourrisson pourrait avoir pour origine une anomalie cérébrale, qui se trouverait dans la partie du cerveau réglant le sommeil, la respiration et la température du corps.
Des neurologues américains ont examiné le cerveau de 31 nourrissons décédés du syndrome de la mort subite et de 10 décédés d’autres causes. Ils ont ainsi découvert des anomalies des cellules nerveuses produisant et utilisant la sérotonine (médiateur chimique qui transmet les messages entre les neurones).
La sérotonine et le mécanisme qui la produit auraient un rôle dans la coordination de la respiration, la sensibilité au dioxyde de carbone et la température du corps.
Pour les nourrissons souffrant de cette anomalie, leurs réflexes respiratoires et de réveil pourraient être affectés.
Les neurologues espèrent, grâce à cette découverte, pouvoir mettre au point des tests pour diagnostiquer les anomalies et trouver des traitements.
Les 31 victimes d'une MSN présentaient un déficit marqué en récepteurs à la sérotonine (à gauche sur l'image) par rapport aux autres nourrissons (à droite).
Sources :
www.linternaute.com
www.liberation.press.ma
www.cite-sciences.fr